Cette rubrique traite des successions : héritage, partage et conflits familiaux. Nos avocats vous accompagnent avec rigueur et sensibilité dans ces situations juridiques complexes.

Tontine et SCI : la clause d’accroissement peut entraîner la nullité de la société civile immobilière

Tontine et SCI : quand la clause d’accroissement fait tomber la société

Pendant des années, l’insertion d’une clause de tontine dans les statuts d’une SCI (société civile immobilière) a fait figure de bricolage patrimonial astucieux : on combinait la souplesse de la SCI avec la rétroactivité protectrice du pacte tontinier, le tout pour transmettre un immeuble au survivant en échappant aux droits de succession les plus lourds.…

Le préjudice d'impréparation sanctionne le manquement, par un professionnel de santé, à son devoir d'information

Le préjudice d’impréparation : l’indemnisation du défaut d’information médicale

Parmi les chefs de préjudice nés de la pratique prétorienne au cours des deux dernières décennies, le préjudice d’impréparation occupe une place singulière. Il ne répare ni une atteinte corporelle, ni une perte de chance économique : il sanctionne le manquement, par un professionnel de santé, à son devoir d’information. Plus précisément, il vient compenser…

Quasi-usufruit successoral et article 774 bis du Code général des impôts

Quasi-usufruit successoral et article 774 bis du Code général des impôts : clarification incontournable sur l’origine légale pour garantir la déductibilité fiscale

Le quasi-usufruit est une notion juridique spécifique qui trouve une application très fréquente en matière successorale, notamment pour protéger les intérêts du conjoint survivant tout en préservant les droits des nus-propriétaires. Avec la réforme fiscale récente introduite par l’article 774 bis du Code général des impôts (CGI) applicable aux successions ouvertes à compter du 29…

Succession et charges de copropriété – sommation d’opter et acceptation irrévocable

Succession et charges de copropriété : la sommation d’opter et l’irrévocabilité de l’acceptation

Une succession comportant des charges de copropriété soulève souvent des difficultés juridiques : lorsque le copropriétaire débiteur décède, les héritiers doivent rapidement décider s’ils acceptent ou renoncent à la succession pour éviter une acceptation irrévocable après sommation d’opter. L’articulation entre le droit des successions et le droit de la copropriété est un terrain fertile de contentieux, en raison des…

La nullité d’un testament pour insanité d’esprit

La nullité d’un testament pour insanité d’esprit : cadre et jurisprudence

La rédaction d’un testament est un acte juridique fondamental qui permet à une personne d’ordonner la transmission de son patrimoine après son décès. Pour que ce testament soit valable, la loi exige que le testateur soit sain d’esprit au moment de sa rédaction. Cette condition vise à protéger la liberté du testateur, en assurant que…

La donation-partage est un mécanisme juridique central du droit des successions en France

Donation-partage : définition, conditions et apport de l’arrêt du 2 juillet 2025

La donation-partage est un mécanisme juridique central du droit des successions en France, permettant d’organiser de votre vivant la transmission de votre patrimoine à vos héritiers. La donation-partage vous permet d’aider financièrement de votre vivant vos héritiers en leur faisant profiter d’une partie de votre patrimoine, sans attendre votre décès.   Un outil clé de…

Des conditions de substitution du bénéficiaire dans un contrat d’assurance sur la vie

Des conditions de substitution du bénéficiaire dans un contrat d’assurance sur la vie

Modifier la clause bénéficiaire d’une assurance-vie, même après acceptation, est une question juridique complexe. La substitution du bénéficiaire en assurance-vie soulève des interrogations sur les conditions de validité et les modalités de mise en œuvre. Cet article explore les règles applicables en 2025, à la lumière de la jurisprudence récente. Qu’est-ce qu’un contrat d’assurance-vie ? Un…

Si vous êtes créancier du défunt, vous devez déclarer votre créance conformément aux dispositions de l’article 792 du Code civil

Créances et dettes successorales : comprendre et les gérer efficacement

Dans un dossier de succession, notre Cabinet soutenait que la veuve qui se disait créancière de son défunt mari, était prescrite dans son action en paiement, cinq ans après son décès.

La veuve soutenait au contraire qu’elle devait bénéficier du même régime que les créances de son défunt mari, lesquelles se prescrivent cinq ans après le partage de sa succession.

Si vous êtes créancier du défunt, vous devez déclarer votre créance conformément aux dispositions de l’article 792 du Code civil, mais en outre agir en recouvrement dans les cinq ans du décès.